Nathan Love est né dans les années soixante dans une réserve Navajo en Arizona. Sa mère, Kyoko, est japonaise et a rencontré son père Sam alors qu’elle préparait une thèse sur les réserves indiennes. Ils ont eu un fils et une fille : Nathan et Shannen.
Eurasien au longs cheveux noirs, élancé, introverti, malléable, tolérant, Nathan a été influencé par la sagesse indienne de son père et par le bouddhisme zen de sa mère. Il parle l’anglais, le navajo, le japonais, l’espagnol et le mandarin.
Il a suivi de nombreux stages de profiling au centre du FBI de Quantico et a travaillé à l’Academy Group Inc., groupement de détectives privés liés au FBI.
Il a été marié à Melany Love, une Indonésienne avec laquelle il s’était installé à San Francisco. Pendant dix ans, le FBI a recouru à son extraordinaire clairvoyance et à son don d’empathie pour enquêter sur des cas difficiles, parfois à caractère paranormal. À la fin du deuxième millénaire, il a été maintes fois sollicité pour mettre hors d’état de nuire des illuminés extrêmement dangereux et a enchaîné les missions sans prendre le temps de se débarrasser du mal qui l’éclaboussait. Il travaillait souvent en équipe avec l’agent fédéral Clyde Bowman, un crack féru de théologie.
Au cours de la traque du tueur en série Sylvester Berg, sa vie a basculé : Berg s’en est pris à Melany qu’il a assassinée dans des conditions atroces alors qu’elle était enceinte.
Après avoir supprimé Berg, Nathan s’est retiré du monde pour vivre en reclus, dans l’ascèse, approfondissant sa pratique du zen et des arts martiaux qui l’ont aidé à oublier, à se purifier. Il s’est installé dans l’État de Washington, dans une maison vide avec l’océan Pacifique, un ordinateur portable et le crâne de son épouse. Pendant trois années, le FBI a essayé de le faire rempiler. En vain. Jusqu’au massacre d’une équipe médicale en Alaska. Cette fois, les Fédéraux lui ont forcé la main car les enjeux étaient importants. La mort de son ami Bowman influence sa décision. C’est là que commence Le Dernier Testament.
Nathan est devenu un individu en marge, hors norme. Il n’a pas d’ego, s’est débarrassé de toute personnalité, ce qui facilite l’empathie dans son travail. Il est détaché de tout, bien qu’il soit capable d’éprouver de la compassion pour une veuve ou un orphelin. Le zen lui permet de rectifier sa vision d’un monde qui n’est qu’une somme d’illusions. Revenir à l’essentiel, dénouer les causes qui obscurcissent la vraie connaissance, c’est cela sa technique.
Il est aussi devenu un adversaire redoutable, grâce à son incroyable maîtrise des arts martiaux. Il les pratique comme une philosophie. Pour lui, les arts martiaux sont un art de vivre et de mourir. Un art du comportement, de la posture parfaite, du mouvement précis, de l’esprit libre, de l’énergie, de la conscience, de la respiration juste, qui s’applique à tous les gestes de la vie quotidienne. Pour qu’un acte soit juste, la technique, l’énergie, la conscience doivent former une unité. Les arts martiauxsont la maîtrise du temps, l’osmose avec l’environnement, une perception sensorielle aiguë, le sens de la psychologie de l’adversaire, l’intuition… Autant de facultés qui peuvent paraître surnaturelles à un esprit occidental. Nathan s’adapte à son environnement, utilise chaque situation à son avantage, se déplace aux quatre coins du monde sans hésiter, sans bagage. Cependant, il ne juge pas, n’a pas la même vision du bien et du mal que ses congénères et n’aspire pas à sauver le monde. Il peut arrêter une enquête à tout moment et il faudra au moins la mort d’un ami, la détresse de deux enfants traumatisés et l’amour d’une femme pour qu’il n’abandonne pas. Il mange peu, ne fume pas, ne boit que de l’eau ou du Coca, s’exprime souvent par koans, et il lui arrive régulièrement de se tromper dans ce monde qui ne lui est plus familier.